Retro-Gaming Discovery #2: Ecco The Dolphin

Ecco I, II, and IIITrop de temps a passé depuis que des merveilles ludiques telles que Streets Of Rage ont été évoquées chez curious world.; et pourtant mon amour pour ces évasions audio-visuelles reste sans borne. Je répare aujourd’hui ce manquement en vous évoquant une deuxième série de jeu que j’affectionne tout particulièrement, elle aussi, issue de l’écurie SEGA (que voulez-vous, ils n’étaient pas les meilleurs pour rien) car oui SEGA, c’est plus fort que toi.

Ecco le Dauphin est un de ces personnages doux et attachants qui se sont ancrés dans ma mémoire alors que n’avais encore que quelques maigres années derrière moi. Il faut dire que la seule pensée, que dis-je, la seule audace de mettre en scène un protagoniste principal non-humanoïde au sein d’un jeu-vidéo était encore chose assez rare à l’époque, voire hors du commun. Ça l’était d’avantage lorsqu’il s’agissait de mettre en scène le monde des océans et de tous ses occupants au premier plan et non comme une banale toile de fond ou un court passage au sein d’une épopée purement humaine. Non seulement les développeurs d’Ecco The Dolphin ont eu le toupet de faire d’un grand dauphin malicieux leur personnage principal mais en plus, ils ont fait naître une saga d’aventures et d’énigmes sous-marines unique dans le monde du jeu-vidéo.

L’histoire commence en 1992 lorsque l’équipe Novotrade (aujourd’hui connue sous le nom d’Appaloosa) imagine le personnage d’Ecco et élabore une curieuse histoire reliant les dauphins aux hommes face à une menace extra-terrestre. Ils ne se doutaient sûrement pas à l’époque de l’engouement qu’aller déclencher cet étrange cétacé aux allures d’héros aquatique. Au sein de l’équipe curious world., on se demande encore comment ils ont pu avoir autant d’imagination chez SEGA! Je vous laisse découvrir le synopsis du premier épisode Ecco the Dolphin

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Synopsis

L’histoire débute un matin où Ecco, alors qu’il s’amuse à bondir hors de l’eau avec ses amis, voit une tempête mystérieuse s’abattre sur la crique. Lorsque tout est redevenu normal, Ecco s’aperçoit que toute forme de vie a disparu dans la crique. Il découvre alors que tous les 500 ans, une espèce appelée « Vortex » se rend sur Terre pour y prélever des créatures afin de subsister.

Un premier jeu donc, au début des années 90 sur la mythique console Megadrive, que nous avons déjà évoqué succinctement à propos de la saga Streets of Rage. Cette machine, écoulée à pas loin de 40 millions d’exemplaires dans le monde entier doit beaucoup à Sonic the Hedgehog, ça on le sait, mais également à Ecco, qui fait partie des jeux les plus vendus sur ce support, il a même été pour certains un bon prétexte pour se procurer la merveilleuse console…Il faut dire qu’en 92, pouvoir se mouvoir dans un univers aussi exotique et mystérieux que les récifs de corail et les fonds marins, le tout dans la peau d’un dauphin, avec sa gestuelle et ses incroyables capacités (les sauts, les figures, les plongeons, l’utilisation d’un sonar…) rendait le gameplay – autrement dit, la manière de jouer, pour les moins initiés d’entre nous – tout bonnement incroyable. Il est à noter que contrairement à la saga SOR où je mettais en avant l’importance de la jouabilité deux joueurs et la notion de coopération, la saga Ecco est, quant à elle, foncièrement solitaire et le fut jusqu’à son dénouement.

Une sequel voit le jour deux ans plus tard, en 1994. Ecco: Les Marées du temps s’avère repousser les limites du puzzle/adventure game en gardant tout ce que le premier opus avait d’incroyable. Avec une trentaine de niveaux à la clé et un système de jeu davantage développé, l’expérience sous-marine sur Megadrive devient optimale; tant et si bien que ces deux jeux semblent être, encore aujourd’hui, des must-have de chez SEGA. Ils ont par ailleurs très largement permis la promotion des différentes consoles de la firme (Mega-CD, Game Gear & Master System) et ont été réinterprétés dans une version simplifiée de 1995 appelée Ecco Jr. à destination du plus jeune public. Malheureusement, l’apparition de la Sega Saturn ne permet pas l’avènement d’un nouvel épisode autour du fameux dauphin et il faudra cinq ans de battement avant qu’on entende à nouveau parler de ses exploits.

⚡⚡⚡⚡⚡⚡⚡⚡⚡

eccocoverpal_pMais voici venir Ecco the Dolphin: Defender of the Future, débarquant sur les plages de la toute jeune Sega Dreamcast pour le nouveau millénaire! Non seulement cette quatrième aventure marque le retour du dauphin dans le monde vidéo-ludique mais de surcroît, elle est le passage d’un univers 2D à un univers marin 3D. Incontestablement la meilleure escapade d’Ecco au fond des mers, ce jeu Dreamcast marquera les esprits de par la splendeur de ses graphismes, de ses décors et de ses animations mais aussi de ses musiques, chose à laquelle la saga Ecco excelle depuis ses débuts (nous y reviendrons en fin d’article). Toujours est-il que ce nouvel et dernier opus a été salué par les critiques et les joueurs tant le passage en trois dimensions fut excellemment bien mené. D’aucuns ont déclaré que ce fut la plus belle expérience aquatique jamais mené jusqu’à lors dans l’univers du jeu-vidéo et je les rejoins largement sur ce point, allant jusqu’à dire qu’il s’agit encore aujourd’hui de la meilleure expérience de jeu au milieu des océans. Si vous aviez eu l’impression d’être un dauphin perdu au milieu des eaux dans les trois premiers jeux 2D, vous deviendrez réellement ce même dauphin dans Ecco: Defender of the Future. L’immersion est complète et bluffante et l’ambiance est unique. Je peux affirmer qu’aucun autre jeu n’a pu me donner de sensations semblables. Le jeu a d’ailleurs à nouveau fait parler de lui lorsqu’il fut réédité, accompagné d’un nouvel artwork rappelant les premiers épisodes Megadrive (la troisième image de l’en-tête de l’article), sur la « cultissime » console PlayStation 2, deux ans plus tard, en 2002.

Mais voilà, quel avenir pour Ecco le dauphin? Un regain d’espoir était venu de son créateur et d’une partie de l’ancienne équipe Appaloosa lorsqu’ils ont présenté The Big Blue, un projet de jeu de découverte et d’aventure aquatique où on retrouvait la figure emblématique du dauphin parmi d’autres créatures sous-marines que le joueur contrôlerait. Il lancèrent une campagne de récolte de fonds afin de pouvoir développer le jeu de manière optimale mais celle-ci fut malheureusement un échec (je n’en étais même pas au courant…) et ils ne récoltèrent assez d’argent que pour fabriquer un jeu amoindrit dont on ne connaît même pas encore la date de sortie, à ce jour.

Je souhaitais clore cette rétrospective sur ce monument vidéo-ludique en évoquant la véritable magnificence des musiques de cet univers. Mélancolie, pureté, grandeur émanent à la fois de chacune des OST (Original Sound Track) de ses quatre épisodes. Un tourbillon de sons mystérieux et envoûtant, rappelant tantôt les mers chaudes du sud, tantôt la froideur des océans glaciales de l’Antarctique.

Une ode à la nature et à l’élément de l’eau. Merci Ed.Annuziata.

⚡ Liens qui font du bien ⚡

Fan Community (Cavern of Hopes) | Wiki Ecco (Anglais) | Page Facebook The Big Blue | Télécharger toutes les OST

Ben’

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