Album Of The Week #1 : ‘Mira’ by Gush (2014)

'Mira' (2014) by GUSH.

‘Mira’ (2014) by GUSH.

On vous a déjà parlé de Gush, quatre garçons dans le vent pleins de fraîcheur et de joie de vivre. Presque deux ans plus tard, ils ont fait un long voyage, par-delà les étoiles et la galaxie.

‘Mira’ c’est le nom de cette boule de feu dans les nuages; comme le son nouveau d’une pop décomplexée flirtant avec l’électronique et la funk de manière magistrale. C’est aussi la recette d’une brillante réussite: leur deuxième album LP, disponible en ce 7 avril 2014. Déjà en chantier lorsque nous vous avions présenté Gush pour la première fois, ce nouvel opus s’est développé doucement mais sûrement dans la tête des quatre compères, prenant peu à peu la forme d’un astre furieux méchamment efficace.

curious world. vous propose aujourd’hui de vivre ‘Mira‘ en live avec une analyse complète de chaque tracks et nos impressions à chaud après plusieurs écoutes.

Back cover: track-listing of 'Mira'

Back cover: track-listing of ‘Mira’

  1. Massive Drum

Quatre voix de tête s’échappent de votre casque; le ton est lancé: la force vocale du quator sera à nouveau de la partie. La batterie rejoint très vite la fête, on la sent retravaillée d’une patte électronique propre et particulièrement maîtrisée. Le refrain se fait entendre, avec son corps mélodique synthé&basse percutant: « The only music I know is the massive drum in my head« . La folie bat son plein, on entend la voix de Xavier sortir brillamment du chœur avant d’enchaîner sur un solo final au clavier. Trois refrains entêtants qui vous retournent la tronche et une ‘Massive Drum’ dans la tête, pour toute la journée. »

2. Siblings

Un écho électronique lointain s’approche peu à peu, comme une alarme, un appel. On reconnaît très vite le fameux single ‘Siblings’ balancé par Gush sur la toile en novembre dernier. Avec sa tonalité électrique et son ambiance planante, les siblings (ou parents/membres de la famille en anglais) s’unissent à nouveau dans cet edit final, entièrement fidèle à la version live qu’ils nous servaient gracieusement lors de leurs derniers concerts. Les quatre voix fusent, couronnées par un synthé ravageur. Les notes de guitare s’unissent aux chœurs, comme des transitions venues d’une autre époque. Les Gush crient leurs liens de sang: « We are siblings » et on en sort conquis.

3. Full Screen

Des paroles robotiques surgissent. Le funky oublié de leur ‘Amazing’ EP (2005) revient à la vie: plus grand, plus fort. Avec ses montées vertigineuses, ‘Full Screen’ nous entraîne sur le dance-floor avec une simplicité folle. Les voix hot de Yann ramenant une funk d’un autre temps au goût du jour, épurée à de l’électronique quasi daft-punkienne.

4. Blue Rays

Comme la fin d’une belle journée ensoleillée, les ‘Blue Rays’ adoucissent la fièvre de la troisième track pour donner une ambiance douce et chaleureuse. Xavier mène la danse, de sa voix rock et soignée. Le piano clair résonne et nous emporte, comme un coucher de soleil jusqu’à un fondu progressif. Ça sent le printemps.

5. Dirty Attitude

On ne l’attendait plus et voilà qu’elle nous pète au visage, répandant le beat dans nos veines comme une traînée de poudre. Efficacité et maîtrise sont les deux mots qui viennent à l’esprit: un couplet qui te lance et un refrain qui te retourne. Ajoute à ça une vocal délirante (merci Xavier), une batterie qui te prend aux tripes et un synthé aux accords parfaits. La track se conclue avec une interlude complètement dingue, décorée de ses « You’re a bad virgin » et autres « I wanna touch you more & more » , une montée crescendo, un canon de voix, des petites phrases sortant de partout, s’entre-mêlant, s’entre-choquant puis un refrain final. Parce que oui, la ‘Dirty Attitude’ c’est aussi violent qu’explosif: ça arrive dans l’instant et ça laisse une trace indélébile.

6. In A Flash

Vous savez les hits songs, c’est comme les trains: une première peut en cacher une autre; et vous vous en rendrez vite compte lorsque vous vous trouverez ‘In A Flash’. Yann reprend la main voice au service d’une track pleine de fraîcheur. Son premier refrain agrémenté de canons de voix et de paroles pleines d’énergie laisse vite la place à un solo de guitare électronisé à souhait où surgissent cris & rires. Vincent clôt la partie par une percu forte en émotion et virtuosité.
En ressort une ambiance de fête, l’été est là, « We’re in a flash »: qu’on se le dise.

7. Broke My Heart

Après tant d’effervescence, il fallait bien que ça retombe. Et là est le but de ce ‘Broke My Heart’ au tempo lent et mélancolique où on ressent le lourd poids de l’amour et de ses aléas. Cette pesante atmosphère et son piano ne sont pas sans rappeler ‘Hypnoteyes’ (Amazing EP), la percussion et le synthé ajoutant un côté exotique, mystérieux. La partie la plus calme de l’étoile. I was ‘In A Flash’ but you ‘Broke My Heart’.

8. We’re Not Alone

C’est un voyage dans l’espace qui nous attend au tournant. Mathieu au micro, la chanson décrit les planètes et les étoiles sur un synthé étrange et spatiale. On ressent comme un côté ‘Juveniles‘ dans certains aspects. Sans doute une des chansons les plus avant-gardistes de ‘Mira’, cette huitième track et ses bruitages viennent d’une autre planète, et on aime ça. Avec ‘We’re Not Alone’ on croit dur comme fer à la présence d’une vie ailleurs: nous ne sommes pas seuls, my friends.

9. Who’s In The Fire?

Le marathon astrale se poursuit. Qui se tâpie dans les flammes, nul ne le sait mais c’est à Xavier de reprendre les rennes, avec sa voix puissante il répète cette question, hantant nos esprits avec ces sons planants. Les couplets ramènent parfois difficilement à la réalité puis aussitôt; on se retrouve plongé dans cette spirale, aussi brûlante qu’une étoile. La track se termine sur un instru épique, comme une descente à travers l’atmosphère.

10. Everybody’s God

De retour sur terre, les quatre voix a capella sonnent à nouveau comme dans ‘Jealousy’ (Everybody’s God Album). La basse se place, accompagnée d’un battement progressive. Des questions sont posées par le quatuor, la force s’intensifie: « How high is the sky? », « How deep is the void? » . Un final tonitruant donne le feu vert à une batterie dopée, les synthés fusent, montent sans s’arrêter. Les Gush concluent leur voyage à travers la galaxie en renouant avec leur passé, la boucle est bouclée.

Everybody’s God, after all. Note globale: 4,5/5.

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Ben’

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